Où les refuges ne sont plus nécessaires

OÙ LES REFUGES NE SONT PLUS NÉCESSAIRES
en cours de développement, 2022


Portrait intimiste et sensoriel d’un collectif féministe queer bas-normand qui organise des chantiers d’écoconstruction, en mixité choisie. Quels sont les gestes qui s’inventent aujourd’hui pour faire-refuge dans une société capitaliste, patriarcale et écocide ? Les Cruel.le.s Truel.le.s font le choix de la résistance créatrice. Faire-refuge par le collectif pour y métisser sagesses et expériences. S’armer de terre crue, de paille et de sable et s’autonomiser en transmettant des techniques vernaculaires. Engager le corps et la pensée dans la matière, pour façonner des habitats robustes parce que souples et poreux… Les chantiers sont des espaces autonomes où se transmettent des techniques passant par des corps vivants et percevants. Ce peut-il que cette construction corporelle partagée puissent dessiner des manières renouvelées d’habiter le corps et le monde?

« La danse de l’araignée qui, de ses pas et mouvements, tricote un territoire tout en s’y inscrivant, cette danse sur le fil figure le vivant comme opération de mayaz (créole réunionnais de maillage). L’animal […] loin de se contenter de subir son environnement […] s’accorde avec lui, le coproduit. La créature vivante se compose un milieu comme on compose un toile ou une mélodie, à partir de la sélection et du montage d’éléments faisant sens pour l’espèce en question. Un liane, une guêpe, une chauve-souris, un humain, selon leurs dispositions organiques et sensorielles esquissent et élaborent, continuellement, un monde propre à partir de certains registres de couleurs et de sons […]. »
La sagesse des lianes, Démétem Touam Bona, Post-édition, 2021.

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